lundi 21 mai 2018

Il y a 40 ans, Kolwezi (3)

Troisième volet du récit de l'opération Bonite, menée par les légionnaires du 2ème Régiment étranger de parachutistes (REP, Calvi), il y a quarante ans dans la ville minière de Kolwezi (Zaïre) où des rebelles katangais ont pris les Européens (et notamment des Français) en otages.



...La formation des avions de transport approche de Kolwezi vers 15 h 00 sur un axe qui n’est pas celui de la zone se saut. Mais les 381 parachutistes[1] sont largués en deux passages après un survol de la ville pour reprendre le bon axe, alertant ainsi les « Tigres « qui déclenchent un tir sporadique sur les paras en vol. Le colonel Erulin a voulu sauter le premier. Mais ses subordonnés lui ont fait remarquer qu’il n’y a qu’un colonel…mais plusieurs capitaines disponibles. Son saut se terminera sur une termitière et il en conservera une légère balafre.
- Moi je me suis posé dans de l’herbe a éléphants, d’un mètre vingt, un mètre cinquante, se souvient le lieutenant Raymond, qui sera blessé au cours de l’opération la nuit suivante.
Lors du largage, un légionnaire reste accroché à l’avion. Le largueur coupe la sangle d’ouverture automatique du parachute dorsal. Le ventral lui permet de se poser sans dommage, et même sur la bonne zone de saut !
Premières images des légionnaires : des cadavres gonflés le long des villas européennes et des chiens qui les mangent. Les tireurs d’élite y mettent fin. Il s’agit de quarante européens découverts, dans une sorte de charnier, près de la place du « Château d’eau ». Il semble qu’ils aient été fusillés le matin même. Quatre autres sont retrouvés dans une voiture. « Une véritable chasse à l’européen avait été déclenchée dans les rues livrées au pillage » câble l’Agence France Presse (AFP). A l’hôtel Impala, des légionnaires trouvent sur le sol des mains coupées.
Vingt paras sont portés manquants au moment du premier compte rendu de saut, sommaire, des capitaines au colonel. Certains se sont regroupés avec une section qui n’est pas la leur et à laquelle ils se joignent sans être comptabilisés, d’autres se perdent dans les herbes à éléphants et vont s’y terrer jusqu’au lendemain. Ils seront récupérés par les hommes de la deuxième vague. Plusieurs, largués hors de la zone de saut, à proximité des rebelles, se cachent dans des villas ou des buissons jusqu’au moment où ils seront rejoints par la progression de leurs camarades. Le caporal Arnold n’aura pas cette chance. Il est tué peu après son atterrissage en bout de zone de saut, en allant récupérer son LRAC tombé au-delà. Le premier compte-rendu, envoyé par des moyens de fortune, fait état de « 2 AML détruites».
La 4ème compagnie, le SER, la section de mortiers, ont emprunté un DC10 d’Air Zaïre pour les rapprocher de Kolwezi et ainsi pouvoir être larguées avant la nuit et se trouvent sur la base de Kamina, à 40 minutes de vol. Ils ont eu le plus grand mal à en descendre par une échelle. Mais ils ne sauteront que le lendemain matin. Le colonel Erulin, de son PC situé sur le toit du lycée Jean XXIII, refuse aux avions qui se présentent sur Kolwezi l’autorisation de larguer et décide de reporter le saut car la nuit va tomber et l’une des deux zones prévues située au-delà de la nouvelle ville, se trouverait sous le feu des rebelles. Il ne veut pas prendre le risque d’un regroupement de nuit en zone non sécurisée.
Le soir, le président de la République française, le visage grave, justifie à la télévision l’intervention. « Quand on saura la situation réelle, on comprendra mieux notre action » déclare Valéry Giscard d’Estaing.
Sur le terrain, à la nuit tombée l’ancienne ville est sécurisée et les légionnaires en bloquent les accès pour parer toute contre-attaque des rebelles. Une partie de la nouvelle ville est elle aussi sous contrôle et les paras de la 3° compagnie vont continuer à s’y infiltrer. Au cours de cette première nuit ponctuée d’une succession ininterrompue d’accrochages, des Occidentaux sortent des plafonds dans lesquels ils sont retranchés. Après le parachutage, il reste de l’ordre de six cents « Tigres » et mille cinq cents miliciens supplétifs dans la ville et ses abords immédiats. Les autres ont fui ou se sont fondus dans la population. Localement, certains résistent. Pour les légionnaires, les combats se font à l’ancienne, « à l’indochinoise ».
- Vous apprenez alors la gestion des munitions, du tir. Et puis il faut gérer les caractères, prendre en compte les éventuelles fragilités psychologiques, témoigne Jacques Raymond. La marge est très sensible entre le vécu de terrain et l’enseignement à l’école.
Le lendemain à Metal Shaba, sur l’axe qui conduit à l’Angola en longeant la voie ferrée la
4° compagnie en reconnaissance, section Dary en tête, se heurte à un bataillon rebelle qui s’y est regroupé. C’est là le combat le plus dur, dans des conditions classiques, qui sera mené durant cette intervention, aux ordres du capitaine Coevoet auquel le Colonel Erulin a confié le commandement de la 2° compagnie, des mortiers et de la SER, motorisés au moyen de bennes de chantier récupérées au garage de la Gécamines, pour dégager la 4 et réduire cette menace. Les Mirage entrent, également, en action pour détruire les véhicules des rebelles mais leurs canons s’enrayent au premier passage. Cinquante à quatre-vingt « gendarmes katangais » sont tués. De même que le sergent-chef Daniel. Le REP déplore aussi plusieurs blessés.


A suivre...

dimanche 20 mai 2018

Il y a 40 ans, Kolwezi (2)

Le 13 mai 1978, la guérilla katangaise s'empare de la ville minière de Kolwezi, située au sud du Zaïre (actuelle République démocratique du Congo). 2500 Européens y travaillent dont de nombreux Français qui sont pris en otage. Valéry Giscard d'Estaing, président de la République, ordonne une opération militaire en liaison avec les Zaïrois, "afin de rétablir la sécurité et l'ordre à Kolwezi". Nous poursuivons le récit de l'opération Bonite, entamé hier.


Léo Tindemans, Premier ministre belge 1974-78
… Le 2ème REP du colonel Philippe Erulin a été choisi alors que le régiment n’est pas d’alerte de rang 1. C’était le tour du 8ème RPIMA. Cette décision provoquera quelques frictions au sein de la 11ème division parachutiste. L’Elysée préfère certainement envoyer des « étrangers » dans une « aventure africaine ». Certes, le REP, comme les autres régiments Légion, est une unité d’urgence. Que l’on peut donc facilement mobiliser pour une opération non planifiée. Aucun politique, pour lesquels les pertes sont un souci, ne l’écrira jamais mais les légionnaires sont plus « consommables » que les fils de France, même si la formulation, abrupte, peut paraître caricaturale. Le capitaine de Borelli en 1885 l’avait parfaitement exprimé :
Et quand donc les Français voudront-ils bien entendre
Que la guerre se fait dent pour dent, œil pour œil
Et que des étrangers qui sont morts, à tout perdre,
Chaque fois, en mourant, leur épargnaient un deuil. »


Bonite est le mot codé pour une intervention au Zaïre mais l’opération est baptisée Léopard par le chef de la mission militaire française à Kinshasa, le colonel Yves Gras, qui la commandera. Pour Stéphane Coevoet, officier opérations du REP, qui l’a côtoyé longuement pendant cette opération son rôle, de même que celui des militaires Français des troupes de marine présents au Zaïre au titre de la coopération, a été déterminant pour le succès de cette intervention.
L’officier propose au chargé d’affaires belge d’étudier une opération militaire commune. Les Belges se méfient des Français et ne veulent pas collaborer. Le cabinet de crise à Bruxelles, a aussi réagi « à la belge ». Et certains de ses membres cyniquement. Les nationalistes flamands de Volksunie s’opposent à toute intervention « pour des motifs que l’on pourrait qualifier de linguistiques. Les expatriés de Kolwezi sont surtout des francophones. ». Lorsque leur opération sera déclenchée, leurs ordres seront clairs : « Ne pas participer à l’opération militaire en cours ». Les débats ont également donné lieu à beaucoup de fuites « du fait que dans certains ministères des fonctionnaires politiquement ou idéologiquement proches du FLNC ont désiré se désolidariser de l’intervention ».
- Si cela avait mal tourné pour nous, estime un officier, non seulement les Belges ne seraient pas venus à notre aide mais je ne vois pas comment les Français auraient pu nous sortir de là.
3 DC 8 d’UTA, 1 Boeing 707 d’Air France et 1 DC 8 du Cotam, transportent, le 18 (et pour 4 avions les 18 et 19), 635 légionnaires, deux équipes du 13ème RDP, ainsi qu’un officier de liaison de l’armée de l’air. Arrivés à Kinshasa, les officiers disposent de cartes au 1/250, de plans ou photocopies au 1/10. Deux options se présentent : sauter à l’extérieur de Kolwezi ou au centre, sur l’ancien hippodrome puis éclater vers des points définis. C’est la deuxième hypothèse qui est choisie. Les parachutes zaïrois qui sont attribués étant de fabrication américaine, il a fallu les bricoler afin d’attacher les gaines, les musettes et l’armement collectif.
19 mai, 8h40 locales, alors que les légionnaires sont embarqués, l’état-major des armées à Paris leur adresse un message flash « Annuler opération en cours ». Ce 
sont les Belges, en particulier le ministre des affaires étrangères Henri Simonet, qui sont parvenus à la retarder. Léo Tindemans, le Premier ministre reproche à son ministre cette intrusion. « Si les Français veulent y aller, qu’ils y aillent. Ou ils se casseront les dents ou ils réussiront et nous n’aurons plus qu’à recueillir les réfugiés. » A Kinshasa, l’attaché militaire belge pense que l’opération française ne pourra se dérouler car les troupes sont trop peu nombreuses et il pointe aussi l’état des avions zaïrois. C’est pour lui, une manip « dingue ». Et rajoute « il n’est pas possible d’exiger cela d’une troupe normale ». Ordre de décoller est finalement donné aux Rep’men. Ils sont donc acheminés, après trois heures trente de vol au Shaba par 4 C130 zaïrois en surcharge et un C160 français, en deux vagues alors que sept avions étaient initialement prévus. Le commandant de la formation, un colonel zaïrois « se perd » pendant le vol Kinshasa-Kolwezi mais est remis sur la voie par le commandant de bord du C160... 

A suivre

samedi 19 mai 2018

Il y a 40 ans, Kolwezi (1)

Le 13 mai 1978, la guérilla katangaise s'empare de la ville minière de Kolwezi, située au sud du Zaïre (actuelle République démocratique du Congo). 2500 Européens y travaillent dont de nombreux Français qui sont pris en otage. Valéry Giscard d'Estaing, président de la République, ordonne une opération militaire en liaison avec les Zaïrois, "afin de rétablir la sécurité et l'ordre à Kolwezi". Il s'agit de l'opération Bonite que ce blog va vous raconter au cours des prochains jours.

Un an auparavant une première tentative avait échoué. Cette « guerre des quatre- vingt jours» au Shaba, ex-Katanga, destinée à déstabiliser le pouvoir central du général Mobutu, avait été repoussée par les troupes zaïroises et marocaines. La France apportant un appui logistique. Cette fois-ci, tout a commencé le samedi de Pentecôte, le 13 mai 1978 à 5h45, par des tirs de mortiers et d’armes automatiques. Après quatre heures de combats, malgré la présence d’une brigade de l’armée régulière, Kolwezi, 250.000 habitants, est tombée aux mains des rebelles.
Ceux-ci venus d’Angola, sont les successeurs des ex-gendarmes katangais qui s’y sont exilés depuis 1963. Ce dernier nom servira d’ailleurs, souvent, à les désigner génériquement. Nom qui est aussi synonyme d’opposition au pouvoir en place à Kinshasa.
Ces « Tigres » commandés par le « major » Mufu sont, en cette mi-mai 1978, arrivés par l’Angola et la Zambie, encadrés notamment par des conseillers cubains. La Havane possède d’ailleurs deux divisions en Angola. Conformément aux ordres de leur chef, le lieutenant général Nathanael Mbumba, président du Front de libération nationale congolais (FLNC) ses hommes ont localement levé des milices. Ce qui a été fait à Manika, l’un des quartiers de Kolwezi mais aussi dans des cités périphériques. Dans son ordre de service n°1, en onze points, en date du 20 avril 1978, le chef de la rébellion demande notamment à ses commandants opérationnels de décréter, après la prise de la ville, deux jours de couvre-feu « pour le nettoyage », interdit de « menacer, maltraiter, ou même toucher les étrangers et fixe comme objectif suivant la capitale du cuivre, Lubumbashi ». Leur objectif est de s’emparer du potentiel économique de la région mais également de « gifler » Mobutu.
Ces rebelles sont en majorité de tous jeunes gens, de 16 à 18 ans ; les cadres sont plus âgés, plus « endoctrinés » aussi déclareront les réfugiés. Des « comités de jugement révolutionnaire » sont institués. L’un d’entre eux est dirigé par un colonel est-allemand. Les Européens, qui sont environ 2500 sont terrés dans leurs maisons. L’intervention des parachutistes zaïrois, le mardi 16 mai permettra de reprendre l’aéroport le lendemain. Mais pas la ville.
Un employé français de la société nationale Gécamines raconte sa détention. « Les rebelles ne nous ont pas brutalisés mais j’ai vu des massacres de gens. Certains ont eu les jambes coupées, cinq de mes amis sont morts. La femme d’un ingénieur, enceinte de trois mois a été massacrée. Six militaires français en mission à Kolwezi ont disparu. Ils seront assassinés.
Le mardi 16, des paras zaïrois sont largués sur la ville. C’est une catastrophe. 50 sont immédiatement tués.
Le mardi et le mercredi la chasse aux étrangers atteints un degré extrême. A Paris, le conseil des ministres déclare « qu’il soutient les efforts du gouvernent du Zaïre et de son président pour s’opposer aux actions de pénétration au Shaba». A Bruxelles (la Belgique est l’ancienne puissance coloniale), le Premier ministre, Léo Tindemans convoque les chefs des forces armées. Des unités sont mises en état d’alerte.
Au 2ème REP, c’est la routine. La 2ème compagnie est à l’instruction au col du Vergio. Rien de plus normal pour des hommes spécialisés dans le combat en montagne. A quatre heures de route de Calvi, en GMC. Ce mercredi 17 mai 1978 a commencé comme un jour ordinaire, avec ses exercices d’usage. Pourtant la compagnie ne restera pas les 48 h prévues. A 10h30, les hommes sont mis en alerte et regroupés au chalet, en attente des ordres. Ils ignorent tous quelle est la zone de tension concernée. Mais ils savent, grâce à la liaison BLU, que des hélicoptères de la base aérienne de Solenzara vont venir les récupérer. En fin de journée, ils sont à Calvi. En arrivant, le lieutenant Jacques Raymond, l’un des cinquante-deux officiers (avec les lieutenants Dary et Puga) du régiment, dont sept sont au Tchad, comprend que la destination finale pourrait être le Zaïre.
-        Au milieu de la nuit, on a rappelé tout le monde et nous sommes partis pour Solenzara au lever du jour. Les capitaines nous ont confirmé la destination. Le commandant de la 11° DP, le général Jeannou Lacaze est venu nous parler puis l’avionnage a été réalisé. Le « Sphinx » a remis aux officiers des cartes américaines au 1/250 du Shaba.
Pendant le vol elles ont été assemblées dans le couloir de l’avion avec du scotch, par les membres du PC, embarqués dans le DC 8 de tête. Ensuite à Kinshasa, les hommes de la mission militaire française leur ont remis des plans de la ville, d’origine italienne, ainsi que leurs photocopies. 

A suivre...

jeudi 17 mai 2018

L'amiral Coldefy nouveau président de la SMLH

`@Laurence von der Weid

L'amiral Alain Coldefy a été élu, aujourd’hui, à la présidence de la Société des membres de la Légion d’honneur (SMLH) par le conseil d’administration, lors du congrès de l’association qui se déroule à Toulouse (Haute-Garonne). Alain Coldefy est entré à l’Ecole navale en 1965 et fut entre 2002 et 2005, numéro deux des armées (major général).
Il est grand officier de la Légion d’honneur, grand’croix de l’ordre national du Mérite et titulaire de la croix de la Valeur militaire avec palme et étoile.
Le nouveau président de la SMLH (48 000 membres) assure depuis deux ans, et ce jusqu’en octobre prochain, la présidence de l’Académie de marine. Il est également membre de l’Académie royale des sciences navales de Suède.

lundi 14 mai 2018

Disparition de Claude Raoul-Duval, Compagnon de la Libération

@Ordre de la Libération
Agé de 98 ans, le dernier pilote des Forces aériennes françaises libres vient de décéder à l'hôpital militaire Begin (Saint-Mandé, 94). Fils d'un négociant parisien en import-export et d'une sculptrice, le sous-lieutenant de l'armée de l'air Claude Raoul-Duval gagne l'Angleterre, le 22 juin 1940, avec un camarade après avoir pu embarquer au Verdon (Gironde) sur un bateau hollandais. Pilote au sein des FAFL, il rejoint après un séjour au sein de la Royal Air Force, le Liban en septembre 1941 et le groupe Alsace. Il accomplit alors 50 missions, notamment en Libye, sur du matériel inférieur à celui de l'ennemi. Revenu en Europe, il est cantonné en Ecosse d'où il accomplit d'autres vols au-dessus de la France occupée. Le 17 avril 1943, il est abattu dans le ciel havrais mais parvient à sauter en parachute et à gagner Paris. Il s'engage alors dans le réseau Comète aux côtés de son père, faisant évader plusieurs aviateurs alliés abattus. En août de la même année, il entreprend de regagner Londres. Pour cela, il traverse les Pyrénées puis l'Espagne en compagnie de quatre aviateurs américains, de deux officiers français et de Josette qu'il vient d'épouser dans la capitale.
Réaffecté au groupe Alsace, celui que ses camarades croyaient mort reprend le combat et participe durant l'année 1944 à 76 sorties au-dessus de la France, de la Belgique, des Pays-Bas et de l'Allemagne dont deux le 6 juin. La capitaine Raoul-Duval aura accompli 160 missions. Il reçoit la crois de la Libération en octobre 1945.
Rendu à la vie civile, il devient employé de commerce avant de s'installer au Congo. C'est ensuite le Nigéria puis l'Algérie où il dirige le groupe Berliet. Il part, ensuite, poursuivre sa carrière au Brésil avant de revenir à Paris où il travaille dans le domaine bancaire.
Grand officier de la Légion d'honneur, ses obsèques seront célébrées le 16 mai en la cathédrale Saint-Louis des Invalides. Les honneurs militaires lui seront, ensuite, rendus dans la cour d'honneur. Six Compagnons de la Libération sont encore en vie.

dimanche 13 mai 2018

Un dimanche en photo

@ Jürgen Braekevelt 
Il y a quelques jours des pilotes belges de F-16 ont bu la tasse dans le lac de l'Eau d'Heure (à cheval sur les provinces du Hainaut et de Namur). Ils y suivaient le cours de parachutisme ascensionnel dispensé par le Combat Survival Center.

samedi 5 mai 2018

Denis Mistral prochain COMLE ?

Qui pour succéder au général Jean Maurin, qui fera ses adieux aux armes le 26 juillet, à la tête de la Légion étrangère ? Depuis le milieu de l’automne dernier des noms ont circulé mais la liste s’est considérablement resserrée. Si trois noms semblaient crédibles, ceux des généraux Pierre Gillet (Ecole d’infanterie de Draguignan, ex chef de corps du 2ème REI), Hervé Gomart (Commandement pour les opérations interarmées, ancien patron du 3ème REI), c’est celui de Denis Mistral qui semble tenir la corde. Si les deux premiers sont généraux de division et devraient poursuivre leur carrière en administration centrale, Denis Mistral est lui un jeune brigadier (été 2017). « Il a l’appétence et la compétence pour un tel poste » commente un ancien chef de corps. « Il possède un cursus opérationnel et connait bien le légionnaire » ajoute un proche du chef d’état-major de l’armée de terre. Faisant référence au fait que ce natif de Marseille a commandé le régiment de formation de la Légion étrangère, le 4ème RE à Castelnaudary (Aude) de 2009 à 2011. Le général Mistral est, actuellement, à la tête des Eléments français au Sénégal (EFS) depuis le 1er août 2017.