lundi 26 septembre 2016

Nathalie Goulet, Tsahal et le mécénat



Dans un post du 27 mars dernier, j’évoquais la question écrite posée par la sénatrice de l’Orne (UDI), Nathalie Goulet au secrétaire d’Etat au budget qui s’étonnait que « la réglementation actuelle permet aux Français et Françaises qui font des dons à l’armée israélienne (Tsahal) de défiscaliser leurs dons et leur donne droit à 60% de réduction d’impôts, dans la limite de 20% du revenu imposable. » La vice-présidente de la Commission des affaires étrangères de la défense et des forces armées de la haute assemblée avait alors subi des attaques sur les réseaux sociaux, allant même jusqu’à des menaces de mort. Réponse la semaine dernière du secrétaire d’Etat, Christian Eckert « Le dispositif fiscal du mécénat est réservé aux seuls organismes dont le siège est situé en France, dans un état membre de l’UE (…) Les dons ne sont donc pas éligibles au régime fiscal du mécénat »

dimanche 25 septembre 2016

François Hollande reconnaît "les responsabilités des gouvernements français dans l’abandon des harkis"

La France a toujours eu du mal à regarder son histoire. Prenons exemple dans les façons de nommer. Ainsi l'Algérie où l'armée ne mena, officiellement, que des opérations de maintien de l'ordre. Il a fallu beaucoup de saisons pour admettre qu'il s'agissait d'une guerre. 
Autre sujet beaucoup plus douloureux, les harkis. En 1962, lors du clap de fin, la France les sacrifia. Les abandonnant à un sort funeste facilement prévisible. Vae victis : Malheur aux vaincus ! Les plus chanceux, ceux qui réussirent à franchir la Méditerranée, parfois grâce à des militaires métropolitains qui contrevinrent aux ordres, se retrouvèrent dans des camps d'accueil, transitoires, qui devinrent souvent définitifs. Ils comprirent qu'il leur fallait rester tranquilles. Qu'ils étaient un poids de l'histoire. Le temps passa. Pas de lobby organisé, pas de mouvement fort pour les défendre. Pas de Bernard-Henry Lévy ou autre intellectuel médiatique pour porter leur étendard. La marge ! Oui, le politiquement correct les ignora. Pas de vague de fond, non plus, sur les réseaux sociaux. Il leur a fallu attendre 54 ans pour entendre un président de la République admettre aujourd'hui ceci :
Lorsque le cessez-le-feu a été signé le 19 mars 1962, à la suite des accords d’Evian, ces Harkis, c'est-à-dire vous, avaient confiance en la France, parce que vous vous étiez battus pour elle, et vous n'imaginiez pas qu'elle puisse vous abandonner. C'est pourtant ce qui s'est produit. Le gouvernement de l'époque a refusé d'organiser le rapatriement des Harkis vers la métropole. La France a alors manqué à sa promesse. Elle a tourné le dos à des familles qui étaient pourtant françaises. Beaucoup, désarmées, furent livrées à elles-mêmes et sacrifiées.
D'autres espéraient en la France pour être reçus, et débarquèrent, malgré les instructions officielles, sans ressources, sans attaches, et furent accueillis dans des conditions indignes. Regroupés dans des camps en grand nombre, ils y restèrent pendant des années. Ils furent astreints à des travaux pénibles dans des forêts, sans perspective professionnelle. La prise en compte de leurs droits fut longue à obtenir. Et leurs enfants ont souffert de ne pas être pleinement intégrés dans la République.  Voilà la vérité. La dure vérité."
Les campagnes électorales ont du bon, doivent penser les harkis et leurs descendants. Mentionnons également qu'il y a un certain suc à savoir que c'est un président de gauche qui a, enfin, prononcé ce mea-culpa national.

vendredi 23 septembre 2016

Inde, à chacun ses avions

Alors que les ministres indien et français ont signé aujourd'hui à New Delhi l'accord scellant la vente de 36 Rafale à l'armée de l'air locale, à Pondichéry, l'un des cinq anciens comptoirs français de l'Inde, on commentait aussi l'actualité aérienne. Tout aussi positivement. Le trafic aérien va, en effet, s'intensifier sur l'aéroport civil de Pondichéry.

jeudi 22 septembre 2016

Un Français à la présidence des responsables de police du Pacifique

Il s'agit de François Perrault, directeur de la sécurité publique en Polynésie qui prend, pour un an, la direction du Pacific islands chiefs of police (PICP) dont la 45ème conférence s'est déroulée en début de semaine à Papeete. Réunion de coordination et de partage des expériences.
Le PICP regroupe 21 pays représentants 75 000 agents : les Samoa Américaines, l’Australie, Commonwealth des îles Mariannes du Nord, les îles Cook, les Etats fédérés de Micronésie, Fidji, la Polynésie française, Guam, Kiribati, les îles Marshall, Nauru, la Nouvelle-Calédonie, la Nouvelle-Zélande, Niue, Papouasie Nouvelle-Guinée, Palau, Samoa, les îles Salomon, Tonga, Tuvalu et Vanuatu. 

mercredi 21 septembre 2016

Troisième année à la tête de la Légion pour le général Jean Maurin

L'accord est général pour saluer ses deux premières années de COMLE (commandant la Légion étrangère). Au sein de la communauté mais aussi de l'état-major de l'armée de terre. Le général Jean Maurin a réussi la remontée en puissance des effectifs avec la création ou recréation d'une 5ème compagnie de combat dans les régiments de mêlée et de génie et le transfert de la 13ème DBLE en France. Voilà pour les objectifs. Côté contraintes : une tâche délicate qui devait être remplie en peu de temps. C'est en s'attachant au back office que l'on comprend mieux la complexité du dossier. 
La Légion a recruté 1800 hommes en 2015 contre mille chacune de ces dernières années. Ce qui oblige à un travail de sélection encore plus acéré ; certes comme hier mais qui exige une minutie supplémentaire en raison de la situation de menace sur la France. Ensuite, engager est une chose, pouvoir immédiatement former en est une autre. Trouver cette disponibilité de ressource en matière d'encadrement ne s'improvise pas. Au 4ème RE (Castelnaudry, Aude) puis dans les régiments d'accueil. La chaîne a fonctionné. "C'est la Légion" répondront les aficionados !
La troisième année de Jean Maurin à Aubagne sera, notamment, occupée à parfaire la reconstruction de la 13. Deux compagnies de combat et une demi-compagnie de commandement et de logistique. N'oublions pas, à nouveau, 1700 légionnaires à recruter. Puis, comme tout chef d'entreprise civil ou militaire à gérer l'incertitude du quotidien.
13 juillet 2016, prise d'armes au Sénat (@HW)
Le général Jean Maurin, homme discret, a également su garder la Légion étrangère loin des tumultes de l'affaire Piquemal. Ce n'est pas le moindre de ses succès.

mardi 20 septembre 2016

A Mayotte, l'élément base devient base navale

Il y avait Nouméa (Nouvelle-Calédonie), Papeete (Polynésie), Port-des Galets (Réunion, troisième port militaire national), Dégrad des Cannes (Guyane) et Fort-de-France (Antilles). La marine vient de se doter d'une sixième base navale à Mayotte. Armé par trente huit marins, ce "point d'appui" succède à l'élément base navale implanté dans le département depuis 1977, qui exploite quatre radars de veille chargé, en particulier, de surveiller l'immigration clandestine.

lundi 19 septembre 2016

Un cadeau pour les militaires belges

En Belgique, l'opération Sentinelle s'appelle Vigilant Guardian. Des militaires y participant, ainsi que leurs familles, ont reçu du président du mémorial Van Damme, mille places pour assister à ce meeting international d'athlétisme qui s'est déroulé à Bruxelles, le 9 septembre dernier (40ème édition). Wilfried Meert, son responsable a été ému, raconte-t-il, par le récit d'un militaire publié sur Facebook, qui expliquait s'être fait insulter par quelques passants "alors qu'il ne demandait qu'un simple bonjour." Il s'est alors rendu au centre de la capitale belge, pour rencontrer des militaires "et leur ai demandé comment ils vivaient leur travail". Puis M. Meert  a retiré de la vente ces mille places pour les offrir aux soldats et à leurs proches.