dimanche 13 août 2017

Aumôniers aux armées


Antoine de Romanet, évêque du diocèse aux armées (voir post 29 juin 2017) sera, le 1er septembre, le nouvel aumônier en chef du culte catholique auprès du chef d’état-major des armées. Son homologue protestant sera Etienne Martin Waechter.

jeudi 10 août 2017

Le légionnaire Mutty

Il est uruguayen et s’appelle Carlos Mutty. Il est footballeur et occupe le poste de gardien de but. Il est brillant. Il joue en France et est titulaire à Lyon. Son équipe compte sur lui alors qu’elle va disputer la finale de la Coupe de France. Contre l’Olympique de Pantin. Cette rencontre historique, car il s’agit d’une première, se dispute sur un terrain du XVème arrondissement de Paris. Seulement, Mutty ne vient pas. Nous sommes le 3 mai 1918, le gardien est légionnaire et malgré une permission, il refuse de quitter ses camarades qui montent en ligne. Un défenseur, raconte le quotidien Sud-Ouest, prend la place dans les buts. Lyon perd 3 à 0. Carlos Mutty ne connaitra jamais le résultat. Il est tué alors se déroule le match.

mercredi 9 août 2017

Une voiture fonce sur des militaires à Levallois-Perret (actualisé)


L'homme soupçonné d'avoir volontairement foncé avec son véhicule sur six militaires de l’opération « Sentinelle », à Levallois-Perret (Hauts-de-Seine), a été arrêté en début d'après-midi sur l'autoroute A16. Six soldats appartenant au 35ème Régiment d’infanterie (RI) de Belfort ont été blessés peu après 8h, dont trois gravement. Hamou B. qui était seul dans le véhicule, avait pris la fuite. Le parquet anti-terroriste a été saisi. Les ministres de l’intérieur et des armées se sont rendus au chevet des blessés.

mercredi 26 juillet 2017

Le général Mistral au Sénégal

Le 1er août prochain, Denis Mistral changera de statut. L'ancien chef de corps du 4ème Régiment étranger (RE, Castelnaudary, Aude) deviendra officier général. Et prendra le commandement des Eléments français au Sénégal. Il remplacera le général Pascal Facon qui part diriger à Paris, le Centre de doctrine et d'enseignement du commandement (CDEC).
Composé de 350 militaires (interarmées), les EFS soutiennent les unités de l'opération Barkhane et mènent des actions de coopération opérationnelle régionale (instruction et d’entraînements) avec les 15 pays de la CEDEAO et la Mauritanie.

mardi 25 juillet 2017

Le général de Saint Chamas gouverneur des Invalides

Le successeur du général Ract-Madoux est aujourd'hui connu. Il s'agit du général de corps d'armée Christophe de Saint Chamas, qui a dirigé la Légion étrangère de 2011 à 2014. Celui-ci a, ensuite, assuré jusqu'à ces dernières semaines, son dernier commandement à Rennes (zone de défense et de sécurité Ouest, 20 départements). Le président de la République a donc choisi l'ancien COMLE pour succéder à Bertrand Ract-Madoux, qui avait quitté les Invalides pour participer à la campagne des législatives dans la 1ère circonscription de la Drôme. Où il a été battu.
Membre de droit de l'institution nationale des Invalides, le gouverneur, nommé pour cinq ans, représente le chef de l'Etat, "protecteur des Invalides" auprès des pensionnaires et blessés militaires, hospitalisés. "Il leur témoigne, en toutes circonstances, la reconnaissance de la  nation pour ce qu'ils ont donné à la France" explique le général d'armée Hervé Gobilliard, gouverneur des Invalides entre 2002 et 2009.

lundi 24 juillet 2017

Du 2ème REI à Matignon et l'Elysée

Le général Benoît Durieux a commandé le régiment entre 2008 et 2010. Le voici chef du cabinet militaire du Premier ministre. Il succède à François Lecointre, nommé, mercredi, chef d'état-major des armées. Benoît Durieux, avait retrouvé, à l'été 2016 Nîmes, où il commandait la 6ème Brigade légère blindée (BLB). L'actualité le ramène donc à Paris au bout d'une seule année dans le Gard.
Le colonel Valéry Putz a été le chef de corps du régiment légionnaire de 2014 à 2016. Il deviendra le 1er août, adjoint terre à l'état-major particulier du Président de la République. Cette dernière année, il était au Centre des hautes études militaires (CHEM).

dimanche 23 juillet 2017

Macron-Villiers et autres caractères

Je suis rentré ce matin d’Afrique. Bien loin donc des changements survenus à la tête des armées. Avec le recul géographique mais aussi celui, volontaire, du commentaire.
Le général de Villiers a été l’homme qu’il fallait à la tête de l’institution militaire, ces dernières années. Dans une fonction complexe, dans laquelle il faut gérer l’acquis, anticiper donc gouverner c’est-à-dire faire face à l’ogre de Bercy. Chiche en moyens supplémentaires. Mais un ministère des finances qui, ne l’oublions pas, est dans son rôle. Même si c’est celui du méchant. Au Parlement de se prononcer ensuite, sur le budget. Avec tout cela, il faut au CEMA, mettre en musique, le plus vite possible, les décisions de l’exécutif. Depuis longtemps, l’institution militaire répond efficacement à la commande. Ce que chacun mesure notamment dans les opérations extérieures et intérieures.
Prenons maintenant le problème qui a opposé le chef à son subordonné. Que celui-ci soit très mécontent d’apprendre la disparition de 850 millions d’euros est logique. Naturel ! Qu’il le manifeste, dans une enceinte nationale, fût-ce à huis clos (c’est comme le off, plus personne ne le respecte) via une saillie triviale n’est pas la meilleure idée de l’année.
Qui, d’entre nous, civil ou militaire, ne tousserait pas (l’intensité de la crise dépendant de notre caractère), si l’un de nos collaborateurs que l’on vient tout juste de maintenir en fonction alors qu’il devait quitter l’organisation que nous dirigeons, lançait un tel propos. Prendre en compte les mots du général de Villiers est indispensable pour comprendre ceux du chef. Qui a réagi à la mesure de l’affront qu’il estimait avoir subi. Impulsivement. Essayer, depuis, de caresser l’armée dans le sens du poil fait un peu penaud. Bienvenue au général Lecointre !